Sit in du phosphate .. La solution



7 commentaires

yoss a dit…

Criminaliser les non-politique sit-in

Wlidha a dit…

Engager les sitineurs au service militaire pour leur apprendre le patriotisme qui leur fait défaut.

Anonyme a dit…

Je me demande pourquoi nous n’accordons pas aux travailleurs de nos entreprises minières leurs droits légitimes. Je n’arrive pas à comprendre cet entêtement des responsables tunisiens alors que le prix du phosphate sont inscrits à la hausse sur le marché international. Nous épargnons quelques salaires dérisoires mais par contre nous négligeons l’évolution positive des cours du phosphate qui aurait pu entrainer une hausse de 20% des chiffres d’affaires de nos entreprises minières. C’est l’occasion ou jamais afin d’accumuler de la devise étrangère pour investir dans la recherche scientifique et améliorer ainsi notre potentiel. Nous ratons ainsi la possibilité d’écouler massivement et à très bon prix notre production de phosphate durant cette période où la demande et les bénéfices sont inscrits à la hausse. Qu’allons-nous faire s’il y’aura de nouveau une éventuelle baisse causée par la fragilité d’un secteur confronté à la volatilité des cours, la concurrence africaine accrue et les fluctuations des taux de change. Nos entreprises minières n’auront plus alors assez de réserves d’argent afin de survivre toute perte liée au dérèglement du marché. La question que je me pose, est-ce qu’il y a vraiment encore une couverture des prix de la production du phosphate en Tunisie si nos ministres continuent à faire de faux calculs et de mauvais management.
Dr. Jamel Tazarki
www.go4tunisia.de
Allemagne

Weld El Banlieue a dit…

@Dr Jamel : merci pour votre commentaire et votre lecture de notre site-blog. Le problème est que les sitineurs ne sont pas les travailleurs de la SCPG, mais des chômeurs de la ville de Gafsa..
Aucune entreprise ne peut résorber le chômage de toute une région sans compromettre sa stabilité financière et même l'organisation de son travail. Comme vous le savez sans doute en économie, à partir d'un certain nombre de travailleurs, la production diminue et n'augmente plus.

Le problème est plus complexe malheureusement. Il est lié à mon avis à la volenté de certains de créer des troubles pour des raisons purement politique. Je me demande si nous méritons vraiement cette "révolution" ..

Anonyme a dit…

Cher compatriote,
Je crois qu’il y’a seulement une petite minorité qui a cette volonté de créer des troubles pour des raisons purement politique. Les gens ont faims et tous ceux qui ont élu Ennahdha s'attendaient à une meilleure répartition de la richesse du pays (je vous conseille de lire l’histoire de l’Allemagne entre les deux guerres pour comprendre ce que c’est l’union nationale). J’ai connu personnellement Monsieur Rached Ghanouchi en tant que théologien au temps du lycée. Il m’a complètement déçu en tant que politicien. Tous ce qu’il a fait de grand pour le moment et d’avoir placer délibérément ses proches et ses amis aux postes stratégiques, indépendamment de leurs aptitudes et capacités. Monsieur Rached Ghanouchi n’a pas compris le message de ceux qui l’ont élu. Le problème à la lueur de la conjoncture actuelle est la transformation sociale, c'est de savoir comment nous pourrons aider aujourd'hui le fonctionnaire, le paysan, le travailleur et les chômeurs à se fournir les objets, les produits, la masse de consommation dont ils ont besoin. C'est cela que les classes pauvres attendent des politiciens. Elles n'attendent pas que nous leur donnions tant et tant de billets, elles attendent la possibilité de se dégager de l'emprise de la faim et de la misère et de pouvoir vivre, c'est-á-dire d'absorber et de produire des produits. Ce qu'ils attendent, c'est que nous leur apportions la possibilité de sortir de la situation qui leur est faite en tant que classe qui a été toujours ignorée et désavantagée (Je sais ce que c’est d’avoir faim...)
Une hausse de 10% des salaires des plus pauvres aura un effet psychologique positif sur l’économie tunisienne et sur les tunisiens en général. Il y a aura une petite inflation, mais alors ce n’est pas grave si les effets psychiques sont constructifs … Nous n’avons plus le droit de s’attaquer par la force à la masse pauvre! Ne pas répondre aux espoirs et à l'attente de ceux qui ont cru en la révolution de jasmin est une grande déception. La tendance est de nouveau à la chasse aux abus des pauvres qui osent exiger certains droits auprès des institutions. Ce que le gouvernement tunisien est en train de faire avec les plus pauvres en Tunisie est un chantage: „Vous acceptez le presque rien et vous vous taisez ou vous perdez tout!“ Pourtant le peu que demandent les plus pauvres en Tunisie est un pourcentage dérisoire de notre BIP.
Dr. Jamel Tazarki
www.go4tunisia.de
Allemagne

Wlidha Weld El Banlieue a dit…

@Dr Jamel: Encore merci pour votre réponse.
Personnellement, je ne pense pas que le gouvernement actuellement en place a des solutions en mains et qu'il ne veut pas les mettre en pratique, ça serait absurde.
Hausser le niveau de vie des classes pauvres et de tous tunisiens, c'est notre objectif à tous, gouvernement élu à la majorité, opposition ou apolitiques. La différence, c'est comment y arriver avec la situation économique actuelle. Moi je pense que c'est avec le travail et le dialogue, pas avec les sit-in .

Le gouvernement est ouvert à l'avis de tout tunisien, vous en êtes un, et vous semblez avoir la solution. Je vous invite à ne plus tarder à la communiquer à ceux qui ont actuellement la décision si vous pensez vraiment que cela aiderait vraiment notre pays. L'heure est à l'union, vos différents avec X et Y, vous pouvez les laisser pour plus tard cher compatriote. Atteignons la rive , car le pays est en train de chavirer..

Wlidha Weld El Banlieue

Dr. Jamel Tazarki a dit…

Cher compatriote
Je vous donne dans la suite une analyse formelle de la situation.
Analyse préliminaire des données:
-Valorisation des ressources de nos entreprises minières
-Quantifier avec exactitude les réserves minières de la Tunisie
-Existence de machines et d’outillage afin d’augmenter la production
-Tendance statistique de la demande
-Tendance statistique des prix

L’analyse de ces données a conduit les responsables tunisiens à conclure qu’on aurait pu augmenter notre chiffre d’affaire de 1000 Millions d’euros. Mais à cause des grèves nous avons déjà perdu 500 Millions d’euros! Je suppose que ces déclarations de nos politiciens reflètent la réalité et en particulier la vérité (ce ne sont pas des mensonges et des prétextes afin d’attaquer les pauvres…)

Dans ce cas, j’aurais fait dès le début une dette d’un milliard d'euros afin de lutter contre le chômage et investir dans les régions les plus pauvres de la Tunisie. En même temps j’aurais mis ainsi fin aux grèves et calmer les peurs du peuple tunisien. Ce gouvernement doit donner une petite joie à la masse pauvre pour que le pays connaisse enfin le calme.
Dr. Jamel Tazarki
www.go4tunisia.de
Allemagne

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